Réseau français des instituts d'études avancées
date de création
Siège : 15 parvis René-Descartes, 69007 Lyon
Bureaux : 190 avenue de France, 75013 Paris
historique
Le Réseau français des instituts d’études avancées (RFIEA) a été créé, par décret en mars 2007, sous la forme d’une fondation de coopération scientifique reconnue d’utilité publique. Dans un contexte de profonde évolution de la recherche, la France a décidé de se doter d’instituts d’études avancées (IEA) — institutions qui ont fait leurs preuves dans le panorama scientifique européen et international (Princeton, Berlin, Jérusalem, Wassenaar…) — et a opté pour une mise en réseau des quatre instituts nouvellement créés dans de grandes métropoles françaises : le Collegium de Lyon, l’Institut d’études avancées de Nantes, l’Institut Méditerranéen de Recherches Avancées de Marseille, l’Institut d’études avancées - Paris.
Le RFIEA a reçu une dotation patrimoniale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’un montant de 13,5 M€, à laquelle s’ajoutent les contributions de ses cinq fondateurs. Le conseil d’administration du RFIEA réunit quelques uns des acteurs les plus importants des sciences de l’homme et de la société en France : le CNRS, l’École normale supérieure de Lyon, l’École des hautes études en sciences sociales, la fondation Maison des sciences de l’homme, les pôles universitaires et de recherche rhônalpin, d’Aix-Marseille et de Nantes.
À travers les quatre instituts qui le constituent, le RFIEA rassemble aujourd’hui 5 PRES, 22 universités et grands établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, 57 unités de recherche partenaires du CNRS et plus de 1000 chercheurs et enseignants-chercheurs en lien avec les IEA.
À l’horizon de l’année 2013, une centaine de scientifiques internationaux de haut niveau, émergents et confirmés, sera accueillie chaque année pour des séjours de longue durée dans les quatre IEA du réseau, constituant un des dispositifs les plus importants d’Europe.
Développements
Présence des résidents dans les Instituts d'études avancées, 2008-2011
Les instituts d’études avancées se sont constitués en 2006 et ont participé à la création du RFIEA en mars 2007. Les premières invitations de chercheurs datent de 2008 et connaissent depuis lors une croissance rapide. Sur l’ensemble de la période 2008-2011, 147 chercheurs ont été invités dans les 4 instituts soutenus par la fondation, pour un total de 848 mois/chercheurs. Au cours de l'année 2011, les IEA accueilleront deux fois plus de chercheurs qu’en 2008, et doubleront le nombre de mois/chercheurs. La possibilité d’inviter des chercheurs pour une année académique est effective à Nantes et, de manière plus limitée, à Lyon et à Paris.
En 2011/2012, les IEA développeront une politique d’invitation qui atteindra un total de 500 mois/chercheurs sur l’ensemble de l’année académique. La vitesse de croisière des instituts sera atteinte en 2013/2014 lorsqu’une centaine de chercheurs sera invité par an pour un total de 700 mois/chercheurs, soit le dispositif le plus important d’Europe. L’IEA de Nantes, dont le projet remonte au début des années 2000, a été le premier institut à atteindre dès 2009 sa vitesse de croisière (170 mois/chercheurs).


Répartition géographique et disciplinaire sur la période 2008-2011
Parmi les 147 résidents invités sur la période 2008-2011 figurent 117 chercheurs étrangers provenant d’une vingtaine de nationalités différentes. Cette répartition traduit la dominance des réseaux scientifiques transatlantiques (Amérique du Nord 45%) et intra-européens (25%) mais révèle également l’intérêt marqué par les instituts français, notamment à Nantes, pour les chercheurs provenant d’autres aires géographiques (notamment l’Afrique, l’Asie du Sud et l’Asie orientale). Il est vraisemblable qu’une telle proportion se renforcera avec le développement de la politique d’invitation de l’IMéRA qui ménage une place de choix aux chercheurs de l’espace méditerranéen et celle du Collegium de Lyon qui s’apprête à accueillir plusieurs chercheurs chinois de l’Académie des sciences sociales de Chine, avec laquelle il entretient des relations privilégiées.
La politique d’accueil est jusqu'à présent caractérisée par une très large représentation disciplinaire, avec une part importante pour l’histoire (34%), loin devant la linguistique (15%), la philosophie (11%), la sociologie (9%) ou le droit (7%). Cette distribution reflète la qualité de la science française dans ces disciplines et l’attractivité pour les chercheurs étrangers que représente leur notoriété internationale. Le démarrage des accueils de chercheurs étrangers en résidence dans le domaine des sciences de la vie et de la matière à Marseille et des sciences cognitives à Lyon devrait conduire à ouvrir la distribution vers une pluridisciplinarité plus grande encore.



































