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Mardi 7 février 2012, 18h
Les relations humaines ne sont pas solubles dans la morale
Conférence de François Flahault
Selon la conception occidentale moderne de l’individu, celui-ci décide de ses relations avec les autres, que ce soit en raison des fins économiques qu’il poursuit ou des fins morales auxquelles il se plie. Opposer à la domination de l’économie les exigences de la morale ne remet donc pas en question le présupposé selon lequel l’individu est logiquement antérieur à ses relations avec les autres.
Or, l’état des connaissances concernant, notamment, l’origine des sociétés humaines et le développement des nourrissons, conduit à une critiuqe radical de ce présupposé ou de cette croyance. D’où les thèses qui seront présentées :
1- l’existence psychique des individus est dépendante de l’écosystème relationnel et social dans lequel ils se trouvent ; l’être même de chacun est donc inséparable de sa manière d’être avec les autres ;
2- toute relation humaine comporte, généralement de manière implicite, des enjeux de plus-être ou de moins-être ;
3- le désir d’exister s’exerce, pour une bonne part, à l’insu des intéressés et avec plus de force que les exigences morales ;
4- les formes de plus-être ou de moins-être sont liées aux objets, aux représentations collectives et aux institutions propres à l’écosystème culturel dans lequel chacun vit : dans ces conditions, à supposer même que s’impose en principe une exigence morale universelle, celle-ci ne saurait venir à bout des moeurs et des manières d’être communément reçues.
Lieu : IEA de Nantes, 5 allée Jacques Berque, 44000 Nantes |
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Vendredi 10 février 2012, 9h
Dynamique des réseaux dans les sciences sociales
Colloque organisé par l’IMéRA et le LEST - Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail (Aix-Marseille Université).
Depuis ses débuts l’analyse de réseaux a tissé des ponts entre sciences exactes et sciences sociales, de Jacob Moreno à Harrison White. Les avancées de la statistique et de la modélisation permettent d’envisager de nouvelles perspectives, en particulier dans la dynamique des réseaux. Il semble que l’on assiste actuellement à un rapprochement entre les mesures des réseaux et leurs significations sociales. Comment aujourd’hui travailler la complémentarité entre sciences exactes et sciences sociales dans cette optique ? Après les journées de l’IMeRA consacrées à la dynamique des réseaux du point de vue des mathématiciens, physiciens, statisticiens, informaticiens et graphistes, nous mettrons ici l’accent sur le point de vue des sciences sociales et leurs articulations avec les autres sciences. La première journée de l’IMeRA consacrée à ces questions avait fait ressortir trois enjeux méthodologiques forts pour faire avancer le dialogue interdisciplinaire. Le premier est celui de la construction des données et des classifications opérées en amont de la modélisation. Sur ces points, les sciences sociales ont une longue tradition de réflexivité sur les configurations des bases de données et la prudence quant aux effets de ces configurations sur les résultats d’enquêtes ; le deuxième est celui de l’adéquation de la modélisation aux données, où le raisonnement historique ou sociologique se présente comme non popperien (Passeron, 1995), et impose donc une dimension plus contextuelle qu’expérimentale. Il sera notamment intéressant ici de comparer les résultats des enquêtes menées par les chercheurs en sciences sociales et ceux des expérimentations présentées lors de la première journée. Le troisième est celui de la temporalisation des processus observés, qui rejoint les préoccupations exprimées par les physiciens et les informaticiens. La matinée sera consacrée à la présentation d’exemples contrastés de traitement de la dynamique des réseaux en sociologie, sciences politiques, économie et histoire, présentant tous des analyses fondées sur des données empiriques. L’après-midi sera consacré à la discussion de la question des relations et des interfaces entre sciences exactes et sciences humaines. Quelles méthodes, quels indicateurs, quelles questions sont communes ? Quelles perspectives peuvent être rapprochées ? Quelles différences persistent, et quelles complémentarités sont envisageables ?
Contact : Pascale Hurtado : 06 32 49 99 57
Lieu : IMéRA – Institut méditerranéen de recherches avancées, 2 place Le Verrier, 13004 Marseille
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Mardi 14 février 2012, 14h
Max Weber : entre sociologie et théorie du droit
Journée d’études organisée par l’IEA-Paris, en collaboration avec le séminaire « Autour de Max Weber » (Centre de recherches historiques EHESS/CNRS, ENS Cachan, Université de Rennes I).
Avec la participation de Werner Gephardt (Université de Bonn et Käthe Hamburger Kolleg : «Recht als Kultur») et de François Chazel (Université de Paris IV Sorbonne).
Lieu : IEA-Paris, 190, avenue de France, 75013, 6e étage, salle 640.
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Jeudi 16 février 2012, 18h
L'Education dans l'Interculturalité
Conférence avec
Pierre GIRE, Professeur, Université Catholique de Lyon ;
Emmanuel DECAUX, Professeur, Université Panthéon-Assas (Paris 2) et
Cristina COGGI, Professeur, Université de Turin (Italie).
Toute éducation humaine exige la présence d'un horizon culturel et la manifestation multidimensionnelle des cultures témoigne de l'extraordinaire richesse des potentialités de l'humanité de l'homme.
Le Professeur Pierre GIRE montrera que cette pluralité des cultures peut devenir la base d'un dialogue à construire pour retrouver les dimensions premières de l'être humain et inspirer l'histoire de la communauté humaine en laquelle chacun a sa place et sa responsabilité.
Mais sur quels textes juridiques se fonder pour rendre effective au niveau international cette prise en compte de l'interculturalité dans l'éducation ? Le Professeur Emmanuel Decaux évoquera les difficultés rencontrées face à la diversité des situations politiques ou de développement ainsi que des contextes culturels et religieux.
Des projets expérimentaux existent cependant. Le projet Phénix, tendant à renforcer la résilience éducative des enfants dans un contexte de migration, sera présenté par le Professeur Cristina COGGI. Par la personnalisation et l'adoption d'une approche stimulante, inductive et immersive, ce projet, qui montre déjà des résultats positifs dans les milieux multiculturels, adopte une approche ludique de l'enseignement, permet aux élèves de mûrir leur motivation, leur estime de soi et leurs capacités relationnelles.
Lieu : Grand Amphi D001,
Université Catholique de Lyon,
23, place Carnot – 69002 LYON |
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Mardi 28 février 2012, 18h
Texte et image : du Musée capitolin au British Museum. Tradition et interprétation
Conférence de Mireille Corbier, directeur de recherche émérite au CNRS
"Une table de bronze inscrite, dessinée et étudiée depuis le XVIIe siècle, était ornée d’appliques dont les commentateurs ont proposé des identifications diverses, en se fondant sur la lecture de l’inscription (CIL, VI, 220) plus que sur l’examen des figurines. Or, le cadre iconographique n’a pas cessé de se modifier. Ce dossier constitue un bon exemple de la façon dont se constituent les traditions d’interprétations, vraies ou erronées." Mireille Corbier
Lieu : IEA de Nantes, 5 allée Jacques-Berque, 44000 Nantes
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| → collEgium de lyon |
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| → iméra de marseille |
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| → iea de nantes |
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| → iea de paris |
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